La visite du médecin

 STRESS ET MALADIES CHRONIQUES 

Maladies chroniques et Affections Longue Durée

L'Organisation Mondiale de la Santé définit une maladie chronique comme une affection de longue durée (de 6 mois ou plus), qui en règle générale, évolue lentement et qu'il n'y a pas de tendance à la guérison.

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L'influence du stress sur les maladies chroniques

Diabète

Le stress provoque la libération de certaines hormones, dont le cortisol, qui occasionnent une hausse de la glycémie. Ce phénomène est généralement bien contrôlé. Par contre, chez les personnes qui ont une prédisposition génétique au diabète et qui subissent un stress chronique, on observe une élévation plus importante et persistante de la glycémie. À long terme, cette réponse au stress contribuerait à accroître la résistance à l’insuline et favoriserait le développement du diabète de type 2. De plus, le stress chronique et la dépression sont souvent associés à une diminution de l’activité physique et à une augmentation des apports alimentaires, ce qui peut engendrer un gain de poids et nuire à la prévention du diabète. L’inactivité et l’obésité sont, en effet, des facteurs de risque importants du diabète de type 2.

Cholestérol

On sait que le stress augmente le rythme cardiaque, affaiblit le système immunitaire et favorise l'inflammation. Une récente étude montre qu'il peut aussi augmenter le niveau de "mauvais" cholestérol chez certaines personnes.

Ces réponses mesurées dans une situation de tâche stressante en laboratoire reflète probablement la façon dont les gens réagissent au stress de la vie quotidienne. Ces réponses dans la vie de tous les jours s'accumulent et conduisent à une augmentation du "mauvais" cholestérol.

Dépression

Le stress est un mécanisme de défense de l'organisme. L'hypothalamus, maison mère de nos émotions et de nos hormones, prévient le cerveau lorsque le niveau d'hormones du stress, telles que le cortisol, augmente dans le sang. S'ensuit une cascade de mécanismes complexes au sein de nos neurones. Si le stress est vital pour survivre à des dangers, lorsqu'il est chronique il détruit notre cerveau à petit feu. La dépression n'est pas une question de volonté. C'est une maladie réelle dont on connaît encore mal les causes physico-chimiques. Elle entraîne le malade dans un état quasi végétatif, altérant ses liens sociaux, professionnels, personnels et son envie de vivre. Les messagers chimiques du stress chronique agissent ne laisse pas le temps au cerveau de se reposer, ce qui permet à la dépression de se développer aisément. La plasticité des neurones diminue, ces derniers sont altérés par ces sur-stimulations et cela peut donner lieu à des cercles vicieux dangereux. Ceux-ci se forment selon la stratégie « de coping », ou stratégie pour « faire face », que l'on va mettre en place pour répondre à un problème donné. C'est cette même stratégie que l'on va utiliser pour adopter le comportement inverse et ainsi transformer les cercle vicieux en cercles vertueux.

Hypertension

Le stress n'est pas à l'origine de l'hypertension artérielle, mais peut provoquer des élévations de la tension passagères. En revanche, il est toujours bon de gérer son stress et cela peut aider à mieux gérer et vivre son hypertension au quotidien, tant que l'on continue d'observer son traitement.  

Maladies cardiovasculaires

Le stress chronique est fréquemment invoqué comme l'une des causes principales de l'infarctus du myocarde à côté de l'hypercholestérolémie, l'hypertension et le tabagisme. Pour mémoire, l'infarctus du myocarde est la mort cellulaire d'une partie du muscle cardiaque provoquée par l'obstruction momentanée ou définitive d'une artère coronaire.

Des facteurs de risque peuvent provoquer un rétrécissement progressif de ces artères, alors que des agents précipitants peuvent produire une obstruction brutale d'une artère coronaire.  Parmi ces agents précipitants et ces facteurs de risque on retrouve des stresseurs physiques et des stresseurs mentaux qui conduisent à une réaction générale d'adaptation ou d'inadaptation de l'organisme.

Apprendre à réguler le stress est par conséquent primordial lorsqu'on souffre de maladies cardiovasculaires.

 

Cancer

Le stress ne peut, en lui-même, être considéré comme cause unique d’un cancer. L’origine de cette maladie apparaît de plus en plus comme multifactorielle (association de facteurs liés au mode de vie, à l’environnement et d’ordre génétique).

Le stress, l’anxiété et/ou la dépression pourraient augmenter le risque de cancer par le fait qu’ils s’accompagnent de certains comportements exposant à des agents cancérigènes et/ou préjudiciables à la santé : tabagisme, surconsommation d’alcool, alimentation déséquilibrée, manque d’activité physique… Le stress peut également entraîner une baisse des défenses immunitaires.

Une fois la maladie déclarée, et le diagnostic annoncé le patient est d'emblée fragilisé quels que soient ses antécédents : la dépression serait en effet quatre fois plus fréquente chez les patients souffrant de cancer que dans la population générale. D'où l'importance d'un soutien qui peut permettre d'augmenter de manière significative le taux de survie à la maladie.

Une prise en charge adaptée qui tient compte de toutes les questions qui concernent le corps, la sexualité, l'alimentation, ... permettent de réduire le stress  inutiles.

L'importance d'une prise en charge globale

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En complément des traitements médicaux et d'un suivi médical régulier, il est fondamental d'adopter une bonne hygiène de vie :

- en agissant sur le stress

- en pratiquant de l'exercice physique adapté

- en adoptant  une bonne alimentation

- en prenant soin de son sommeil

Expert en gestion du stress, conseiller en nutrition et éducateur sportif certifié APSPM (activités Physiques sur Prescription Médicale), mon accompagnement est parfaitement adapté aux personnes souffrant de maladies chroniques.

La certification APSPM me permet d'être inscrit au répertoire des professionnels du sport habilités à encadrer les patients dans leur parcours sport-santé, en coordination avec leur spécialiste ou leur médecin traitant. Les patients peuvent ainsi prétendre à une prise en charge financière de la pratique sportive par leur complémentaire santé.